Les représentants de neuf organisations syndicales ont été reçus par MM. Bredin et Marmion, membres du cabinet du Premier ministre, avant les arbitrages du projet de loi de finances 2027.
Cette rencontre est intervenue rapidement, dans un contexte marqué par la mobilisation unitaire de l’ensemble des organisations syndicales et à l’approche d’échéances électorales importantes.
Les interlocuteurs gouvernementaux ont indiqué être conscients de la portée de cette démarche commune et ont rappelé leur volonté d’aboutir à des mesures concrètes concernant la concertation du Beauvau de la Sécurité civile.
Un financement à renforcer
Les représentants du cabinet n’ont pas minimisé les obstacles à lever pour augmenter le financement des Services d’Incendie et de Secours. Ils ont néanmoins tenu à rassurer les organisations sur l’engagement du ministre de l’Intérieur en faveur de la Sécurité civile.
Deux lectures de la situation
Le constat porté par les organisations syndicales est nettement moins positif que celui présenté par les directions, les préfets et les élus, qu’ils soient locaux ou nationaux.
L’urgence ne peut plus être relativisée
L’argent doit arriver rapidement pour résoudre ce qui peut l’être par des moyens financiers. Mais la crise ne se limite pas à une question budgétaire : elle impose aussi de véritables choix politiques.
Les difficultés constatées sur le terrain doivent être regardées sans filtre, territoire par territoire, au regard des besoins réels des populations et des personnels.
Faut-il attendre un drame pour agir ?
Les organisations syndicales refusent que la Sécurité civile ne bénéficie de moyens nouveaux qu’après une catastrophe. Cette logique a déjà été observée à plusieurs reprises et ne peut plus constituer un mode de décision acceptable.
Les questions qui doivent être débattues
Peut-on accepter une rupture d’équité dans l’accès aux secours d’urgence selon le lieu de résidence, de passage ou de villégiature des habitants ?
Doit-on attendre qu’un événement dramatique survienne avant de dégager les moyens nécessaires pour y faire face ?
Comment garantir un financement suffisamment rapide pour traiter les urgences matérielles et humaines déjà identifiées ?
Comment replacer la réalité du terrain et les difficultés des territoires au centre des décisions nationales et locales ?
Le Beauvau ne répond pas à tout
Pour les organisations syndicales, les propositions issues du Beauvau de la Sécurité civile ne sont pas de nature à résoudre les difficultés qu’elles portent.
C’est précisément pour cette raison qu’elles ont choisi de s’adresser directement au Premier ministre et à son cabinet.
Des rencontres à poursuivre
Les organisations syndicales rencontreront chacune à leur tour le ministre de l’Intérieur, qui s’était engagé à les revoir après leur précédente entrevue collective.
Faire remonter la réalité des territoires
Les acteurs politiques nationaux et locaux doivent examiner les difficultés concrètes constatées dans les territoires où les organisations sont présentes, plutôt que de se satisfaire d’une vision excessivement positive de la Sécurité civile.